Le 12 octobre 2019

 

Au rucher

Ça y est, les filles sont prêtes pour l'hivernage.

J'ai fais le tour des ruchers en profitant de la météo clémente de ces derniers jours, j'ai repesé toutes les ruches en pesée arrière (puisque une grande partie de mes ruches sont en rucher couvert pour l'hivernage, donc la pesée "droite / gauche" est compliquée à réaliser).

Lors de la pesée, il est bon de ne pas uniquement peser par l'arrière mais également sous-peser à la main.Il y a parfois un déséquilibre entre avant et arrière si vous avez comme moi une grande partie de ruche en bâtisse chaude (Le sens des cadres parallèle avec l'entrée). Pour ce qui est de mes Dadant,  la question ne se pose pas puisque ce sont des ruches à bâtisse froide (cadre perpendiculaire à la porte d'entrée). Il y a rarement un grand écart entre la pesée arrière et la pesée "droite/gauche).

 

Il ne me reste plus qu'à nettoyer les nourrisseurs et de les ranger. Le reste du rangement est fait.

 

Autre chose, veillez à bien isoler la tête de vos ruches avec polystyrène ou autre isolation apicole.

J'utilise du polystyrène de 30 mm et/ou la mousse "APIFOAM" + toit en tôle de 105 mm bien couvrant + pavé pour éviter tout risques en cas de vent.

 

 

Petit point "technique":

Comment peser une ruche :

 

- La pesée de la ruche entière :

C'est bien compliqué parfois de peser une ruche complète surtout si c'est une ruche de production.

Je réalise cette pesée pour les ruchettes et mini ruches (Mini plus). Je me pèse et je mets la tare sur la balance et je prends la ruche à la main pour me repeser et donc j'ai la pesée exacte de ma ruchette.

C'est important pour avoir une idée à départ.Ensuite avec l’expérience on arrive à faire sans balance.

Avantage : on a la pesée réelle de la ruche/ruchette.

Inconvénient : Pas forcément facile à mettre en œuvre à moins d'avoir la ruche sur une balance à demeure. (Ruche "test")

 

- La pesée Droite/Gauche :

C'est la pesée que j'utilise prioritairement si j'ai de la place de part et d'autre de la ruche.

A l'aide d'un peson à crochet(type pèse-valise)

Je préfère le peson à cadrant avec double-aiguilles (une qui reste à la pesée maximum), au peson électronique très sensible et qui est long à la mise au point surtout si on bouge un peu (ce qui est le cas avec des ruches lourdes et si on n'a aucun appui à côté pour caler le bras et en plus il faut des piles sinon, pas de pesée et une fois au rucher.... zut piles HS !). De plus pour la nature le peson mécanique est plus "écolo" !

Deux façons de prendre les mesures: soit on accroche le crochet du peson sous la ruche, soit on met un piton de chaque côté de la ruche pour y introduire le crochet (ce qui est plus sécurisant puisque aucun risque de faire tomber la ruche si le crochet glisse). On décollera la ruche de quelques centimètres pour qu'elle fasse pivot sur l'arête du plancher de l'autre côté de la ruche.

Il faut peser les deux côtés de la ruche et on additionne les deux pesées pour avoir le poids total.

Avantage : Facile à mettre en œuvre s'il y a de la place et on additionne juste les deux pesées. (on a un poids approximativement juste, si le peson est bien calibré)

Inconvénient : Impossible en rucher couvert ou si les ruches sont très proches les unes des autres.

 

- La pesée Arrière :

C'est la pesée que j'utilise en rucher couvert où je n'ai qu'un accès à l'arrière des ruches;

En règle générale, j'ai un piton au centre de la ruche à l'arrière au niveau du centre du plancher.

On introduit le crochet du peson et on prend la mesure en levant légèrement (quelques centimètres)

ATTENTION au pivot à l'avant de la ruche. Si le plancher est plus long que le corps de ruche, vous aurez une mesure faussée puisque vous levez plus que la moitié de la ruche !!!

Il faut impérativement bien positionner l'avant de la ruche pour faire en sorte que le support soit d’aplomb avec le corps de ruche et non  avec le plancher 'planche de vol')

Il faudra également être vigilant avec les ruches en bâtisse chaude (le sens des cadres parallèle avec l'entrée), il peut y avoir uniquement des réserves à l'avant de la ruche et pas forcement également à l'arrière. Donc la mesure sera fosse mais en fait les réserves seront plus importante que prévu. Si par contre toute les réserves sont à l'arrière et le couvain à l'avant (qui est souvent le cas), on aura relevé un poids plus important et en découlera une surestimation du poids des réserves par rapport au réel ! Il manquera cruellement des réserves en sorti d'hiver ....

Une fois la mesure prise, il faudra multiplier cette mesure par deux environ (il est souvent cité du 1.8 x et non du x 2) pour avoir le poids total de la ruche.

Avantage : Facile à mettre en œuvre même avec un espace réduit.

Inconvénient : La mesure est approximative due au pivot éventuel au niveau du plancher/support et à la place exacte des réserves dans la ruche (à l'avant, à l’arrière ou réparti de façon bien homogène ce qui est rarement le cas ...)

 

Voilà, j'ai le poids de la ruche et alors ? J'en fais quoi ?

 

Le but est de déterminer APPROXIMATIVEMENT les réserves accumulées par la colonie.

Pour y arriver il faudra savoir le poids de chaque élément de la ruche et d'avoir évaluer la force de la colonie (couvain / abeilles).

Dès le départ j'ai pesé toutes mes ruches (élément par élément) et j'ai donc un tableau avec le poids de chaque corps de ruche n° par n° et des planchers, couvre -cadres, isolation, toit mais également le poids d'un cadre partition, d'un cadre nu, avec cire gaufrée, avec cire étirée vide, et enfin rempli de miel.

Grace à tous ces poids, il sera possible de déterminer la tare de la ruche en fonction de sa configuration.

En additionnant le poids de chaque élément et le nombre de cadres (prendre le poids du cadre juste étiré mais vide)  et des éventuelles partitions.

Voilà j'ai la rate de la ruche, et donc le reste ce sont les réserves ?   NON, il faudra y retirer le poids du couvain et des abeilles et là, c'est une estimation puisqu'il est difficile d'avoir un chiffre juste et exact. Chaque colonie à une autre dynamique/force mais il est tout de même possible de déterminer un poids moyen. Selon la force de la colonie, je déduis entre 3 à 4 kg voire 5 pour les plus fortes. Je préfère surestimer légèrement à la hausse ce poste puisqu'il y a également le pollen qui a son poids et est difficile à évaluer (mais c'est également de la nourriture ....)

Pour vous donner un ordre d'idée.J'hiverne mes abeilles noires avec 12 à 15 kg de réserves (en octobre).

Si besoin je placerai un pain de candi à Noël ou début d'année suivante pour permettre la transition avec les premières miellées.

J'en parlerai lors d'une nouvelle "Fiche technique".

 

A vous de vous faire des fiches de suivi pour avoir une idée du poids minimum nécessaire à vos ruches pour hiverner dans de bonnes condition au départ. C'est en fonction de vos ruches, de vos abeilles et de votre apiculture.

Ce poids vous permettra également à déterminer si vous avez besoin de "siroter" ou non vos colonies pour arriver à atteindre vos poids "étalon".

ATTENTION de ne pas vouloir beaucoup de réserves au détriment du couvain en fin d'année. La quantité d'abeilles est plus importante à mes yeux que la quantité de "miel/sucre". Sans abeilles les ressources  accumulées ne serviront à personne ! Et garder des cadres de miel (ou sucre") de colonies mortes n'est pas forcement des plus judicieux surtout si on ne connait pas la perte de la colonie. Avec l'expérience il est parfois possible de déceler si c'est uniquement dû à un manque d'abeille par la perte de la reine en hiver voire même bien avant en fin d'année lors des dernières manipulation de cadres, défaut de fécondité de la reine ou autre blocage de ponte.

 

Bon, il est temps de les laisser tranquilles, nos filles, pour un hivernage optimum bien à l'abri des environnements trop humides ou venteux mais également des "micro-climats" surprotégés et à l'abri de tout et super ensoleillé qui risque de les inciter à sortir en hiver alors que la météo est largement faussée à cet endroit-là. Il en résultera des pertes importantes et de la fatigue inutile qui augmente également les besoins en nourriture de la colonie.


Le 25 septembre 2019

 

Au rucher :

Il est temps de finir les vérifications des réserves dans nos ruches et si besoin donner un petit complément de sirop maison 70/30 (70% sucre et 30 % eau) ou de sirop de nourrissement du commerce.

Il y a encore une semaine de temps agréable avant de tomber largement sous les 10°C la nuit, fin de semaine prochaine.

De mon côté, j'ai fini la préparation à l'hivernage et la majorité des ruches sont déjà en rucher d'hivernage (couvert).

Les dernières ruches seront déplacées la semaine prochaine. Je les laisse encore en place puisqu'elles ramènent beaucoup de pollen et il serait dommage de s'en priver.

Il y a encore beaucoup de couvain ce qui va être un bon point pour la quantité d'abeilles d'hiver par contre si le couvain est trop important par rapport à la colonie, avec le froid qui va venir, la grappe se resserrant, il risque d'y avoir un peu de couvain qui va prendre froid. C'est aisément reconnaissable les jours qui suivent une période nocturne plus froide. Les abeilles évacuent les larves et les nymphes toutes blanches qui sont mortes car non réchauffées par la grappe d'abeilles lors de la chute de température.

Vous pourrez donc observer des abeilles qui sortent des morceaux blancs au niveau de la planche de vol.

Si c'est le cas, ce n'est pas vraiment alarmant, c'est même la preuve que votre colonie est dynamique puisqu'elle fait le ménage tout de suite après la casse et il y aura sûrement encore assez de naissances d'abeilles dans la ruche. Une colonie faiblarde a très très rarement ce comportement hygiénique. Elle aura plutôt un comportement de survie et délaissera l'hygiène de la ruche si celle si est trop grande par rapport à la taille de la grappe.

Pour ma part, je privilégie davantage le couvain aux réserves de nourriture. Il est possible de finir l'hivernage au candi, mais sans abeilles et même avec de fortes réserves, la colonie est condamnée.

Le candi est notre allié pour la transition : hiver / premières miellées, il serait dommage de s'en priver et laisser mourir de faim des colonies juste avant l'arrivé des premières fleurs.

 

A l'atelier :

Remise en place du stock de matériel qui était (ou est) à nettoyer, gratter et/ou à réparer.

Il est temps de vérifier les cadres de hausse, s'il n'y a pas d'invasion de fausse teigne. Pour ce qui est des cire à recycler, j'ai profité du soleil de juillet/ août pour fondre tous les anciens cadres et les cadres non réguliers au cérificateur solaire. La chaleur du soleil est une énergie encore  gratuite pour l'instant ...

Pour le stockage de mes cadres de hausse durant l'hiver,  j'ai empilé les hausses (avec cadres)  pour créer une cheminée. La fausse teigne n'aime pas le courant d'air. Je stocke mes piles de hausses juste sous abris avec une grille à reine par dessous et par dessus. La pile repose sur une palette bien ajourée pour permettre une circulation optimale de l'air.

 

Au bureau :

Préparation des commandes de matériel pour l'année prochaine (Il y a des promos en ce moment .... donc il faut en profiter en achat prévisionnel)

Il est aussi déjà possible d'organiser l'année à venir en fonction des ruches en hivernage, avec un doute quand au nombre de colonie toujours dynamique au printemps prochain. Nous ne sommes jamais à l'abri de pertes hivernales.

 

Vous avez dit un projet ARISTA en Alsace ?

OUI !

Nous allons vraisemblablement créer un groupe de travail sur la sélection de l'abeille naturellement résistante au varroa (Abeille VSH) en Alsace d'ici l'année prochaine. Je vous tiendrai au courant de l'avancée et la suite de ce projet.

Ce groupe sera ouvert à tout le monde (de l'apiculteur débutant au professionnel mais également toute personne qui souhaite donner un coup de main lors de travaux "non apicoles" du moment qu'elle /il est motivé et sérieux. Les personnes qui ne peuvent pas aider physiquement pourront bien entendu nous aider en finançant ruches et ruchettes ainsi que matériel d'insémination et autres binoculaires (sorte de loupe /microscope) indispensable à notre activité.

 

Il est prévu une conférence d'un de mes collègues Belge du groupe "ARISTA Belgique" (dont je fais partie) qui viendra à Strasbourg expliquer ce qu'est une abeille naturellement résistante au varroa , son historique, le but de la sélection de ces souches d'abeilles et la perspective à terme.

 

L'exposé sera accessible à tout le monde. Il est convenu avec le conférencier de ne pas entrer dans le "trop technique" pour permettre à tout public de pouvoir suivre et de comprendre "l'abeille VSH" ainsi que la démarche de sélection.

 

Cette conférence aura lieu à la Chambre d'Agriculture le vendredi 15 novembre prochain (normalement à 19h30 pour une durée de 2 heures avec échange avec les organisateurs).Elle est organisée par ASAPRISTRA (Association Apicole de Strasbourg) initiée à l'origine par Michel LIECHTELE également membre de ARISTA Belgique.

L'entrée est libre.

Venez nombreux, apiculteur ou non apiculteur si vous êtes intéressé par notre objectif du ZÉRO acaricide et autres produits chimiques dans nos ruches.Ce sera également l'occasion de rencontrer les futurs animateurs de ce groupe de sélection.


Le 10 août 2019

 

Me revoilà. J'avais vraiment trop de travail ce dernier mois, je ne me suis pas pris le temps d'écrire .

Voilà les dernières nouvelles.

 

Tout le mois de juillet était rythmé par le passage d'apiculteurs qui récupéraient leurs abeilles ou leurs reines et le suivi des colonies sur le terrain.

Il me fallait chercher les ruches les soirs, juste avant la nuit pour permettre le transfert. L'opération se pratique dans  ma cour quelques jours après,  au sec et de manière bien plus pratique.

Par mesure de sécurité, je n'emmène jamais personne dans mes ruchers .

J'ai également expédié quelques reines par la POSTE avec un taux de réussite de reines vivantes à l'arrivée plutôt faible.

Des colis ont mis jusqu'à une semaine pour arriver (Merci la POSTE) .Certaines reines arrivées en 24 ou 48h finissaient "cuites" dans les boîtes aux lettres au soleil toute la journée en attendant l'arrivée des destinataires en soirée (inadmissible à mes yeux).

J'ai donc pris la décision de ne plus expédier de reines par colis. Elles partiront dorénavant toutes directement de chez moi et

seront remises dans les mains des nouveaux parents.

 

 

Au rucher :

Il fallait et il faut toujours suivre les petites colonies (en mini plus) et également les plus grosses pour éviter la famine.

Les ruches de production, pas de problème.Je leur ai laissé suffisamment de miel, mais les colonies en ruchettes ont dû être "siroté" un peu pour maintenir le couvain voire même en augmenter la taille.

J'ai commencé à réorganiser les différents ruchers pour l'hivernage.

Cette semaine je vais retirer le reste des hausses et traiter mes ruches (je n'avais pas le temps cette semaine).

 

Projet Arista Bee Research :

Je ne vous ai jamais parlé de ma participation dans ce projet.

Je me suis rapproché début 2018 des apiculteurs "amateurs" et professionnels Belges et Luxembourgeois qui œuvrent dans la sélection de l'abeille VSH. Il n' y a pas pareille structure en FRANCE où tout le monde  a sa place et peut aider la recherche et la sélection d'abeilles VSH.

 

Petite définition simple : Le varroa

Le varroa est un acarien tueur d'abeille , son nom scientifique est : Varroa destructor, tout est déjà dans son nom. Ce parasite est arrivé en France dans les années 1980 et a détruit la moitié des colonies au niveau national en une année. Pour lutter contre ce fléau, nous devons traiter les colonies avec des produits parfois chimiques pour limiter la pression de cet acarien. L'éradication est impossible à l'heure actuelle. Une ruche ou colonie sauvage fortement reproductrice ou non traitée va infester les ruches aux alentours, et l'apiculteur ne peut rien contre ce phénomène.

 

Les souches d'abeilles VSH :

Ce sont des abeilles qui détectent naturellement la présence de varroa reproducteur dans une cellule et qui désoperculent cette dernière pour retirer la larve.  La fondatrice varroa ainsi délogée ira dans une nouvelle cellule. Si elle est à nouveau détectée et expulsée plusieurs fois, elle va mourir sans avoir eu l’opportunité de se reproduire.

On se retrouve avec les abeilles qui arrivent à vivre en présence de varroa sans traitement.

 

La sélection de l'abeille VSH :

Nous sélectionnons les meilleures colonies pour les croiser par l'intermédiaire de l'insémination instrumentale (pas de modification de génétique). Après avoir prélevé le sperme de mâles sélectionnés, nous injectons cette semence dans la jeune reine de lignée sélectionnée également . C'est donc une fécondation maitrisée à 100 %.

La génétique et le transfert des bons gènes ne sont  jamais systématiques. Il nous faut donc tester plusieurs combinaisons possibles pour arriver au résultat escompté. Ce résultat est aléatoire puisque deux sœurs jumelles inséminées avec deux frères n'auront pas forcément les mêmes caractéristiques. Il pourra y avoir une différence notoire entre les deux reines une fois en ponte et entourées de leurs filles. Beaucoup de paramètres peuvent différer entre ces deux reines, à savoir : La couleur, la tenue de cadre, la douceur, le caractère hygiénique voire VSH, sans parler de la question de la taille du couvain et sa régularité, la production de miel, etc ...

 

Au sein de cette fondation, nous sommes tous des passionnés de l’abeille en général et sommes entourés de scientifiques et de pointures dans le domaine de la sélection apicole comme Paul Jungles qui travaillait déjà avec le frère Adam dans la sélection de la Buckfast. Voilà un an que je fais partie de ce groupe d'éleveurs et je m'entoure de gens qui aiment l'abeille et travaillent pour l'abeille sans barrière de race ou d'écotype. Il y a de la place pour toutes les abeilles et tous les apiculteurs.

Nous travaillons chacun dans notre coin tout au long de l'année mais nous nous retrouvons plusieurs fois dans l'année pour partager expérience et matériel génétique lors des journées de travail.

C'est un projet à long terme. Il y a fort à penser qu'un jour nous n'aurons plus à traiter contre le varroa .Sans être pessimiste, il y aura sûrement "autre chose" qui nous tombera dessus d'ici là. Le combat est loin d'être gagné. L'abeille et la nature en général ont de moins en moins de place dans ce monde de la consommation, ou l'argent est roi, mais c'est un autre débat !

Le groupe ARISTA "noire" n' a été constitué que l'année dernière (2018). Nous en sommes au tout début. Je suis très satisfait de ma saison puisque j'ai déjà des abeilles avec un bon potentiel en "résistance" au varroa dans mon cheptel. Les différents protocoles pour permettre la sélection de ces abeilles sont très lourds en temps et en énergie tout au long de l'année et avoir un résultat positif encourage fortement dans la démarche.

Il y a encore beaucoup de travail pour stabiliser ce(s) gène(s). Il faut maintenir un brassage génétique tout en augmentant ses pouvoirs à se défendre naturellement contre ce parasite qu'est le varroa.

 

Aux gens qui trouvent inadmissibles de sélectionner un être vivant voire même de l'inséminer pour augmenter un de ses caractères naturels alors qu'il y a moyen de mettre un simple insecticide dans une ruche pour limiter la casse.....

Je vais répondre : Je fais ce que je pense bon tout en veillant à ne pas appauvrir leur spectre génétique.

S'il y a une autre alternative, je suis preneur. Les traitements "100 % naturels" ne le sont souvent pas autant,  sauf l'inscription sur leur emballage biodégradable. Souvent même le conditionnement n'est pas très respectueux des valeurs écologiques .....

Bien souvent pour se donner bonne conscience on donne de l'argent à une fondation quelconque qui ne fait peut être pas grand chose avec cet argent. Pour ma part, je donne de mon temps, beaucoup de temps à l'abeille pour faire avancer les choses à mon petit niveau. Le matériel, les déplacements souvent longs, le nombre de ruchettes et ruches à avoir,  juste pour conserver les reines de valeur ou en cours de sélection. La réalisation des différents tests,  font également que cette activité est loin d'être lucrative. En tout cas c'est mon choix et ce manque de rémunération est surement une des raison du manque d’intérêt de manière général.

Je n'ai pas choisi l'abeille noire par hasard ! Elle aussi est condamnée à plutôt court terme. A force d'importer des abeilles de pays lointains qui hybrident nos noires pourtant à l'origine bien adaptées à notre terroir nous la perdons peu à peu.

Et pourtant, elle n'est pas aussi mauvaise, il y a du potentiel, même le Frère Adam l'a sélectionné parmi tant d'autres races d'abeilles, pour entrer dans ses croisement de base pour obtenir la Buckfast.

Trouver de la 100% noire est chose plus que compliqué à l'heure actuelle. L'abeille noire n'est plus présente en France que dans des conservatoires qu'il faut absolument conserver. Mêmes les conservatoires ne sont pas protégés en France comme ils le mériteraient. Ça aussi, vaste débat ....

 

Chacun ses conviction sans pour autant dénigrer une ou l'autre race ou façon d'appréhender l'apiculture.

Restons humble, nous avons encore tant à apprendre des abeilles.....

 

Petit coup de gueule : Merci aux gens bien intentionnés à l'origine qui ont une ruche au fond du jardin pour sauver la biodiversité et l'abeille en général. Une ruche laissée sans surveillance et entretien qui pollue tout son entourage. Un hôtel à insectes est alors bien plus efficace pour sauver la biodiversité qu'une ruche ! Les abeilles "d'apiculteur" ou à miel peuvent être élevées et reproduites mais les abeilles solitaires et tous les autres pollinisateurs autochtones: NON.

Sauvons-les, ce sont eux , les pollinisateurs en général qu'il faut aider de toute urgence pas SEULEMENT les abeilles Apis mellifera (abeille à miel). Merci aux médias de colporter bien souvent de bien mauvaises informations.....

Heureusement, il y a des journalistes qui ne cherchent pas à faire le buzz et qui décrivent très bien la situation telle qu'elle est.

Premer couvain d'une reine inséminée
Premer couvain d'une reine inséminée
Test hygiénique après 24 h
Test hygiénique après 24 h


Le 29 juin 2019

 

Au rucher :

L'élevage de reines noires est à la mode : vitesse de croisière.

De très belles reines noires sont déjà en ruche avec de très beaux cadres de couvain.

La totalité des reines noires sélectionnées que j'ai inséminées instrumentalement en"multidrones" (plusieurs mâles de la même lignée) sont également en ponte. Beau développement des mini colonies en ruchette format "mini plus" sont sur 6 cadres dont 4 à 5 de couvains bien denses et réguliers. Parfait, je suis satisfait de mes filles pour l'instant. Il y aura de quoi sélectionner les meilleures pour la saison 2020.

Je vais partager une vidéo sur l'insémination instrumentale filmée et montée par mon fils qui vous montrera cette technique quelque peu pointue. En réalité, c'est plus l'élevage des reines et surtout des mâles qui est la clé du succès. Un bon timing et un peu de maîtrise du matériel d'insémination proprement dit est nécessaire. Ce n'est pas la prise en main du matériel le plus compliqué à assimiler dans l'histoire; il faut un peu de dextérité  manuelle.

 

Mauvaise année ? Fort essaimage ? Peu de production de miel ? Besoin de nourrir ? Ponte irrégulière ?

Voilà ce qu'on entend bien souvent cette année. Des apiculteurs mécontents.

Pour moi, plutôt bonne année qui me permettra de sélectionner encore plus vite les bonnes souches.

Les bonnes années, même les abeilles moins résistantes, productives, douces, essaimeuses, etc ... s'en sortent très bien, du coup.Tout est bon cette année là, alors que ce n'est pas le cas, loin de là.

C'est les "mauvaises" années que l'on décèle les lignées régulières.

Le but est d'avoir des abeilles régulières en tout avec peu de variation entre bonnes et mauvaises années.

C'est ma vision, mon apiculture....

 

L'extraction des miels :

Petites quantités mais bonne qualité.

J'ai réalisé l’extraction du miel d'acacia et de fleurs le 9 juin et le miel de tilleul aujourd'hui.

Le miel d'acacia est moins clair que l'année dernière et d'un goût toujours aussi subtil .

Le miel de fleurs est doux et toujours aussi apprécié par les connaisseurs.

Le miel de tilleul est au TOP cette année même s' il n'y en a pas beaucoup ! Il est bien mentholé, comme j'aime ...

reine noire 2019
Début de couvain operculé d'une jeune reine noire (il y a encore plus noire mais la couleu n'est pas le seul critère de selection en abeille noire)
Cadre d'élevage d'abeilles noires
Cadre d'élevage d'abeilles noires plutôt réussi (80 % acceptées)


Le 22 mai 2019

 

Au Rucher :

Pas cool la météo. Non vraiment pas cool !

J'ai récolté un peu de miel de printemps le semaine dernière pour mes fidèles amateurs de miels.

J'ai dans la foulée déplacé les ruches dans l'acacia et dans le tilleul qui suivra dans quelques semaines.

Par contre, les ruchettes et nucléis (mini colonies de fécondation des nouvelles reines) sont sous perfusion de cadres de miel, sirop ou candi depuis près d'un mois !

L'élevage est également particulièrement difficile voire pénible cette année.

La première série de reine a relativement bien fonctionné, par contre les suivantes ont posé problèmes:

beaucoup de reines non fécondées ou pas rentrées des vols de fécondation.

La dernière série est plutôt encourageante; j'ai vérifié cette après midi, de belles reines en début de ponte ou fraichement émergées.

Hier après-midi, première insémination de l'année de très belles reines noires (d'un poids de plus de 170 mg) mais très peu de mâles dont le sperme a été "prélevable", pourtant mâle d'âge optimum.

Le froid et la pluie n'ont pas aidé à avoir des mâles de compétition ....

Ne pouvant les inséminer, la plupart des reines sont donc actuellement en fécondation naturelle.

La météo à venir devrait permettre de belles fécondations.

Il me sera difficile de maintenir mon planning et il y aura vraisemblablement du retard dans la livraison d'abeilles cette année.

Les réservations de début de saison n'ont pas pu être honorées pour l'instant puisque bien souvent les reines n'ont pas été acceptées. Il faut donc recommencer et être patient. Patience,  patience : la clé en apiculture ....


Le 7  mai 2019

 

Au rucher :

Pas facile pour les filles avec cette météo. (Pluie et froid). Presque 1 mois que ça dure.

L'élevage est bien avancé, il y a pas mal de reines en route.

Les premières reines sont belles et déjà en ponte; par contre, il faut faire très attention aux réserves pour les petites colonies.

J'ai dû nourrir au candi mes nucléis. Vérifiez également les ruchettes voire même, dans certains secteurs, les ruches de production.

Mes ruches de production sont belles, les hausses sont posées et j'ai même un peu de miel dedans.

Vérifiez également les cellules royales, cette météo n'aide pas. Au prochain coup de chaud, il va y avoir pas mal d'essaimage je crains.

Réaliser des colonies pour dégrossir un peu les corps de ruche en prélevant des abeilles et surtout du couvain operculé.

Remplacer les cadres avec de nouveaux cadres à cirer pour le renouvellement des cadres .Cela proposera de la place à la reine pour pondre!

Picking d'une souche noire de conservatoire
Picking d'une souche noire de conservatoire
Picking d'une souche noire de conservatoire
Picking d'une souche noire de conservatoire
Trou de vol des nucléis de fécondation
Trou de vol des nucléis de fécondation
Jeune reine noire et sa cour (1 Mai 2019)
Jeune reine noire et sa cour. Dans aluminium cétait la cellule royale


Le 6 avril 2019

 

Au rucher :

Une semaine de froid et de pluie mais il y a de l'eau au moins ....

Sans eau, pas de nectar ...............

Pas de casse, les abeilles ont bien géré ce passage frais. Pas de gelée, donc le risque n'était pas tellement élevé, ni pour les abeilles, ni pour les végétaux.

Il y a des fleurs à profusion (Cerisiers, mirabelliers, le pissenlit et bientôt les pommiers et pour les cultures, le colza chez moi)

Les cadrons à mâles sont pondus depuis plus de 10 jours maintenant, il y aura bientôt des faux bourdons à profusion pour féconder naturellement les reines.

Il va être temps de réaliser vos nouvelles colonies par division (D'ici 15 jours environ selon secteur)

Dans les hausses, début de rentrée de nectar cette après midi. Les colonies les plus fortes ont commencé à étirer les cadres de hausse en profitant de la période de "froid" et comme il n'y avait pas ou peu de possibilité de sortir......

Elles optimisent les filles!!

Le rucher d'élevage se met en place tout doucement.

D'ici la fin de semaine prochaine, ce sera le coup de feu (Picking prévu le week-end prochain)

 

A l'atelier :

Un deuxième incubateur 220V et / ou 12V en cours de fabrication.

Et quelques nouveautés .................

A suivre ....


Le 29 mars 2019

 

Au rucher :

Attention, il y a du monde dans nos ruches.

Il faut absolument intercaler des cadres avec de la cire gaufrée (ou amorce).

Les deux cadres de la semaine dernière sont déjà étirés et pondus ou partiellement remplis de nectar et/ou pollen.

J'ai donc ajouté 1 cadre aux ruches fortes.

Mes colonies de production vont être transférer demain dans de nouveaux corps de ruches et je vais également changer les planchers (ou fond de ruche).

Les ruchettes 6 cadres sont en ruches sur 8 cadres dont 2 déjà étirés de nouvelle cire et pondu.

Tous les cadres à mâles sont également étiré et pondu. Dans certaines ruches, il y a déjà des mâles sur les cadres.

Pour pouvoir féconder une reine, les faux bourdons doivent avoir au minimum 15 jours.

Ce sera le cas la semaine prochaine pour les premiers.

Il sera donc possible de réaliser des divisions d'ici 2 petites semaines pour avoir un peu plus de mâles du bon âge.

 

Les cerisiers sont en fleurs et je pense poser mes premières hausses ce week-end sur les ruches fortes.

 

Attention à l'essaimage, il est possible que ce phénomène démarre rapidement si les colonies ne sont pas suivies convenablement.

 


Le 25 mars 2019

 

Au rucher :

Premières visites rapides en fin de semaine dernière. La température a chuté et l'ouverture ne sera possible que ce week-end (19 / 20 °C ). Il faudra prévoir le changement des planchers et corps de ruches par de nouveaux ou d'anciens nettoyés et désinfectés.

Il y a du monde dans les ruches. Il était temps d'insérer des nouveaux cadres à cirer et retirer les anciens cadres de rives.

En règle générale je change de 4 à 6 cadres par an selon les colonies. Le roulement des cadres est de grand maximum 3 ans, ce qui évite les risques sanitaires.

J'ai également mis des cadres à mâles pour avoir des faux bourdons en quantité pour l'élevage d'ici la mi mai.

Il y a une belle rentrée de nectar et de pollen. Les plus fortes colonies sont déjà sur 5 à 6 cadres de couvain ! A surveiller.

Cette semaine de froid me permet de fermer les tiroirs et de compter la chute de varroa phorétique sur 24, 48 et 72 heures.

c'est la chute naturelle de varroa vivant hors des cellules de couvain.

Ce comptage me permettra entre autre une première sélection de mes ruches d'élevage.

 

A l'atelier :

C'est "cirage" de cadres et préparation du matériel pour la pose des hausses dans quelques temps.


Le 10 Mars 2019

 

Au rucher :

Attention, après ces vents, les pluies et le retour du froid, il est très important de vérifier les réserves.

Il n'y a que très peu de sorties, pas encore de ressources ou non exploitables vu la météo, mais le besoin est là.

En 15 jours, elles ont consommé pas mal. Ce serait vraiment dommage de perdre des colonies maintenant.

Objectif du week-end si la météo le permet : vérifier le poids des ruches et si besoin ===> Candi sur la tête de cadres. (Surtout les ruchettes)

Un film plastique transparent alimentaire permet de vérifier sans les "déranger" les abeilles et surtout sans refroidir la colonie

Ruche pillée en fin de saison et hivernée avec peu de réserves. Mise en place de candi directement sur la tête de cadre pour permettre la transition avec le printemps.
Ruche pillée en fin de saison et hivernée avec peu de réserves. Mise en place de candi il y a trois semaines directement sur la tête de cadre pour permettre la transition avec le printemps.


Le 4 Mars 2019

 

Au rucher :

Très belles journées ensoleillées en février. Attention, ce n'est pas le moment de faire la visite de printemps, c'est bien trop tôt !

Beaucoup de pollen ( de noisetier) ramené par les butineuses.

C'est le moment charnière, les reines ont repris la ponte, les anciennes abeilles vont être remplacées par des jeunes.

Il est primordial de vérifier les réserves. C'est maintenant que les besoins vont exploser pour nourrir ces nouvelles abeilles.

Si besoin, je mets du candi (selon force de la colonie de 600g à 1.250 Kg) directement sur les têtes de cadres rehaussés d'une haussette de 5 à 6 cm (surtout sur les ruchettes; les ruches de production ont souvent assez de réserves.)

Pour l'instant, ça démarre fort ... même trop pour février !

Mise en place des abreuvoirs (avec un peu de sel : 2g / litre maximum, elles ont besoin de minéraux aussi) le plus tôt possible dans la saison.

 

A l'atelier :

Les ruches sont prêtes pour la nouvelle saison.

Les supports aux ruchers sont également prêts à accueillir les ruches.

J'en ai déplacé et rajouté pour faciliter les visites.

Il faut bien faire attention à l'exposition lors de la mise en place des supports. (Soleil, vent, ombre)

Aujourd'hui : petit incident, un rucher couvert a été arraché du support par le vent. Au final, pas de casse, ni pour l'abri, ni pour les abeilles.

Ce week-end : Nettoyage / désinfection des cadres de l'année dernière à la lessive de soude chaude (je vais faire une fiche technique prochainement)

Petit rucher arraché des support par le vent
Petit rucher arraché des support par le vent
Petit rucher mis en place + renforts (Vent)
Petit rucher couvert mis en place + renforts (Vent)
Nettoyage des cadres à chaud, à la lessive de soude.
Nettoyage / désinfection des cadres à chaud, à la lessive de soude.
Ruchettes d'élevage prêtes pour la nouvelle  saison.
Ruchettes d'élevage prêtes pour la nouvelle saison.

Mise en place des support de ruches
Mise en place des support de ruches
Abreuvoir à poule pour les abeilles
Abreuvoir à poule pour les abeilles
Pollen de noisetiers juste en effleurant
Pollen de noisetiers juste en effleurant


Le 4 février 2019

Au rucher :

Bel après midi, soleil et 6/7 °C, les filles sont de sortie pour réaliser un petit vol de propreté.

C'est cool de les revoir voler, depuis Noël, il n'y avait vraiment pas de plage pour pouvoir sortir.

Toutes les colonies sont toujours là, c'est parfait. Même les petites colonies sur un seul élément mini-plus sont vraiment vigoureuses. Les abeilles "noires" se sont  sacrément bien adaptées à l’environnement, et n'ont vraiment pas mangé beaucoup jusqu'à présent. Mais c'est le calme avant la tempête, quelques colonies ont redémarré la ponte (Couvre cadre "chaud" et un peu de condensation sous mon film plastique), la consommation va augmenter en flèche. A surveiller, c'est maintenant que ça va se jouer. Si besoin, il faudra ajouter du candi pour nourrir ce petit monde et permettre la transition, hiver / premières miellées.

 

A l'atelier :

C'est opération lasure dans la salle de bain ! Ben oui, je n'ai pas de local chauffé au garage ...

J'ai quelques ruchette neuves à préparer pour la saison à venir.

 



Le 5 janvier 2019

 

Au rucher :

Pas de perte pour l'instant, s'il devait y en avoir, ce sera lors de la transition, hiver / printemps.

Je suis confiant.Mais si tel était le cas, c'est que j'aurais fait le mauvais choix lors de l'hivernage. Si une reine meurt en hiver  je me retrouve avec une ruche orpheline ou bourdonneuse mais pas morte pour autant.

Les abeilles sont en grappe, ne sortent bas beaucoup (juste pour se "soulager"), et la consommation n'est pas très importante.

C'est toujours comme ça, la reine réduit la ponte et donc la ruche a moins d'activité et pas besoin de beaucoup de carburant!En fait c'est juste pour chauffer la grappe.

Le froid ne dérange pas trop les abeilles, c'est beaucoup plus l'humidité qui est néfaste.

Il faut surtout bien isoler les toits de ruches pour éviter la déperdition de chaleur par le haut et avoir des abeilles dans une ruche d'une taille correspondant à la taille de la colonie.

Grosse colonie en ruche (10 cadres souvent réduits à 9 ou 8 avec des partitions) et les plus petites colonies en ruchette 6 cadres partitionnées si besoin.

La ruchette en polystyrène est également un bon allié pour hiverner les petites colonies sur 4 ou 5 cadres.

J'ai mis du candi (comme du fondant de pâtissier) sur les ruchettes qui n'ont pas forcement les réserves nécessaires pour arriver jusqu'aux premières miellées au printemps.

 

A l'atelier :

Il y a du boulot, il faut préparer la saison.

Préparer les ruches, les traiter pour les protéger à l'extérieur, l'intérieur c'est juste grattage (déjà fait à l'automne)  et un coup de chalumeau avant utilisation.

Faire le plan d’élevage et la liste des ruches et où elles seront implantées pour la production de miels. Et en fonction, il faudra préparer les supports dans les différents ruchers.

Faire les commandes pour ne manquer de rien dès que ce sera le coup de feu au mois de mars / avril.

 

Et maintenant.... au boulot ...en attendant les beau jours.

Rucher d'hivernage couvert, sous quelques centimètres de neige.
Rucher d'hivernage couvert, sous quelques centimètres de neige.

    

Le rucher des plaisirs

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