Mes abeilles

L'abeille : L'Apis mellifera mellifera ou l'abeille noire

Mes abeilles :

Je ne sélectionne et n'élève plus que l’abeille de type noire de conservatoire. (depuis 2018)

Membre de "Mellifica Belgique". Vous pouvez retrouver mes pédigrées sur leur site internet sous (JG).

Je fais également parti du groupe de travail ARISTA Bee Research Belge "Section noire"

dans la sélection d'abeilles VSH (Abeilles résistante naturellement à varroa).

 

Elle est très bien adaptée à notre biotope mais également à notre climat.

En F1, c'est bien entendu une abeille hybride puisque qu'il est très difficile voire impossible de saturer en mâle type noire tout un secteur en Alsace qui est une région apicole avec un nombre de colonie au Km² bien plus important à la moyenne nationale.

Les caractéristiques de mes abeilles sont :

plutôt douces, bonnes nettoyeuses. Sans être des machines à produire du miel, elles me font tout de même un bon miel aux dires des clients connaisseurs et à nos pères du concours des miels d'Alsace (Vu mes récompenses).

Elles sont douces en saison lors des visites (sans fumée) et un peu plus gardiennes en fin de saison (ce qui est normal) lors de la préparation à l'hivernage, sans vous attaquer pour autan, si vous passez devant les ruches.

Par contre, elles ont un plus, c'est leur pouvoir de réguler la ponte en fonction de la météo ou de la profusion ou manque de ressources. Elles stockent le miel et le pollen en priorité près du couvain et ne sont pas trop gourmandes, ce qui est un atout pour l'hivernage. En effet, elles hivernent très bien, même par grand froid, et sont assez résistantes aux maladies et autres pollutions que nous subissons tous. En fait, elles se sont adaptées, une fois de plus ...

Je suis confiant. Selon les années j'ai de bon retour de fécondation avec des abeilles pondues plutôt sombres, ce qui est un constat positif et encourageant.

Il est vrai aussi que la couleur n'est pas l'unique garant de la pureté d'une abeille !

En "deux" mots, mes abeilles sont plutôt douces, tiennent bien les cadres, pas trop gourmandes, résistantes, faciles à hiverner et en plus me permettent de récolter du miel de bonne qualité. Que demander de plus !

 

Pour l'essaimage :

Si elles sont convenablement suivies (dégrossir un peu les corps de ruche en cadres de couvain operculé et faire travailler les cirières), elles n'ont pas de raison d'essaimer la première année en production.

Il faudra tout de même les suivre et les "visiter" chaque semaine en période d'essaimage pour vérifier la présence d'éventuelle cellule royale (en général uniquement sur 3/4 semaines maximum).

Elles font souvent un "remérage "(changement de reine toute seule) vers la fin de saison apicole juste avant la préparation à l'hivernage si elles détectent une défaillance de la reine, ce qui permet d'avoir une jeune reine pour l'hivernage.

 

Reines noires de conservatoire

J'ai  des reines noires du conservatoire de Chimay (Belgique), j'insémine mes reines "raceuse" pour me permettre d'élever des reines et également d'élever des mâles de qualité.

Comme j'insémine mes reines-souches sur place, j'ai la possibilité de sélectionner plus judicieusement mes lignées.

Les reines F1 sont fécondées naturellement dans mes ruchers d'élevage.

(Même en saturant l’environnement par mes mâles, il est difficile de maîtriser à 100 % ce paramètre)

Par contre ces reines F1 ne pondront que des mâles 100 % noirs puisque les œufs des futurs mâles ne sont pas fécondés.

 

  Un jour peut-être,  aurons-nous un conservatoire de l'abeille noire en Alsace    ......   A suivre


C'est quoi une abeille ?

Je vais rester simple et concis.


L'abeille est un insecte qui fait partie de la familles des hyménoptères. (Comme la guêpe, le bourdon, etc ..)

Il y a environ 20 000 espèces d'abeilles sur terre dont 1000 en France. Nos abeilles "de ruches" sont des abeilles du genre Apis, abeille domestique de type sociétal. Ce sont des abeilles à miel appelées Apis Melliféra Melliféra.

 

Qui dit abeille sociétale dit vie en société. (en colonie)

 


C'est quoi une colonie ?

La colonie est un groupe d'abeille constitué d' UNE reine, de 20 000 à 70 000 abeilles ouvrières (femelles) et de

1 000 à 2 000 faux-bourdons (mâles). Elles vivent harmonieusement dans une ruche, la cavité d'un mur, dans les combles d'une bâtisse, tout simplement dans un arbre creux voire des endroits bien plus inhabituels comme les poteaux métalliques électriques, etc ...

 

Qui dit "vie harmonieuse" dit organisation.

 


Comment est organisée une colonie d'abeilles ?

La reine  pond des œufs, c'est sa seule raison de vivre. Elle pourra pondre jusqu'à 2 000 œufs par jour  si le besoin se fait ressentir. Elle pourra vivre jusqu'à 5 ans.

Quelques jours après sa naissance, elle sortira de la ruche se faire féconder par plusieurs faux-bourdons en plein vol, c'est le vol nuptial. Il faudra sûrement plusieurs sorties pour atteindre un remplissage optimum de sa spermathèque.

Une fois fécondée, elle rentrera à la ruche et ne la quittera plus. Elle a de quoi féconder les 500 000 œufs qu'elle pondra durant toute sa vie. Les alvéoles pondues par la reine s'appelle le couvain. Selon la taille des alvéoles, elle pondra des œufs fécondé dans les petites alvéoles pour donner naissance à des abeilles ouvrières (des filles) ou des œufs non fécondés dans les grandes alvéoles qui donneront naissance à des faux-bourdons (des mecs) bien plus gros que les abeilles femelles. La reine est nourrie, nettoyée et protégée par des ouvrières, c'est sa suite. Elle ne mangera que de la gelée royale durant toute sa vie. Dès le stade larvaire, la future reine sera nourrie avec cette gelée. Il lui faudra 16 jours pour quitter  sa cellule royale bien plus grosse et longue que les cellules ordinaires, cellule spécialement construite en cire pour elle, la future maman de la colonie. La reine inonde la ruche de ses phéromones, c'est comme ça que les abeilles se reconnaissent entre elles. Chaque reine a son "odeur", identique pour chaque individu de cette même colonie .

 

Les ouvrières sont donc des filles sorties d'un œuf fécondé. Ce sont des travailleuses infatigables aux multiples métiers durant leur courte vie. Une abeille de printemps pourra vivre 60 jours, celle d'été  30 voire 40 jours alors qu'une abeille d'hiver survivra 170 jours (moins de travail )

Plus une ouvrière est sollicitée, plus sa vie sera courte. Trop travailler tue précocement ! A méditer ....

 

Elles ont plusieurs métiers, à savoir :

  • La nettoyeuse : C'est juste quelques heures après son émergence que l'abeille va commencer à nettoyer la cellule d'où elle est née. Il faudra 40 mn de travail pour nettoyer cette cellule en s'y mettant à 15 voire 30 nettoyeuses successivement. La cellule sera prête à accueillir un nouvel œuf. Et le cycle recommence. (œuf, larve, pupe, imago, abeille, soit 21 jours). Avec l'âge, elle passe au statut de "nettoyeuse de déchets de fond de ruche et de cadavres".  Pour éviter l'amas de détritus dans la ruche, les nettoyeuses font le ménage pour éviter tout risque sanitaire. Elles aiment la propreté, ces filles !
  • La nourrice : Après avoir fait le ménage, elle commence à nourrir ce petit monde, aussi bien dans les alvéoles simples que dans les alvéoles royales ,la reine n'étant nourrie qu'à la gelée royale.
  • La maçonne ou cirière : Il y a deux types de travail. Soit la construction de nouvelles alvéoles, soit la réparation des cellules existantes. C'est grâce à de petite écailles de cire qu'elles sécrètent que les cirières construisent ou réparent les cellules. C'est en moyenne des abeilles âgées de 10 jours qui effectuent ce travail. Les cellules sont un peu penchées vers le haut (environ 13 °) pour éviter que les cellules ne se vident de leur contenu. En effet le nectar peut être très liquide . Les alvéoles sont des hexagones parfaits. Elles ont le compas et le niveau en elles...
  • La manutentionnaire ou magasinière : C'est vers 15 jours de vie que les abeilles deviennent magasinières. Elles récupèrent le nectar des butineuses à l'entrée de la ruche et vont le stocker dans les alvéoles vides. La butineuse ne perdra pas de temps à chercher où déposer son précieux butin, elle repartira de suite sur l'aire de butinage. Le nectar ne deviendra miel qu' en passant de bouche en bouche et en se déshydratant dans les cellules. Lorsque ce miel sera à 18 % d'hygrométrie, un fin bouchon de cire viendra operculer la cellule. Quand au pollen, lui, est déposé en pelotes par les butineuses dans les cellules et c'est la magasinière qui, en y ajoutant du miel, tassera le pollen dans ces cellules pour finir par un bouchon de miel afin  préserver le pollen de la moisissure.
  • La ventileuse : De 18 à 20 jours, les abeilles vont commencer à ventiler la ruche pour permettre de réduire l'hygrométrie, le taux de CO² et par temps chaud la température. Le couvain doit rester à 35 °C qu'il fasse chaud ou froid, de jour comme de nuit. Soit elles chauffent, soit elles ventilent. En baissant le taux d'hygrométrie elles permettent d'assécher le miel dans les alvéoles pour en garantir sa conservation. Avec plus de 80 % de sucre, le miel se gardera très longtemps.Il n'y a plus de date limite de consommation sur les pots de miel, mais une suggestion "à consommer de préférence avant ...." mais bien après cette date, un miel restera  bon, sans risque sanitaire s'il est conservé dans de bonnes conditions.
  • La gardienne : Elle garde la ruche. Sur la planche de vol; elle ne laissera rentrer que les abeilles de la ruche ou éventuellement une abeille étrangère mais qui ramène soit du pollen soit du nectar. Les pilleuses ou prédateurs seront attaqués sans ménagement. Les soldats sont en arrière et attendent l’alerte (une phéromone sécrétée par l'abeille qui attaque) pour donner un coup de main aux gardiennes et garder la planche de vol en leur absence.
  • La butineuse : C'est vers 21 jours (soit la naissance d'une abeille) que l'abeille quitte la ruche pour travailler en extérieur. C'est le grand vol.... Pour commencer, elle va réaliser son vol de reconnaissance. C'est le soleil d'artifice. Les abeilles sortent en groupe et forment des ronds autour de la ruche de plus en plus grands et de plus en plus hauts dans le ciel. En quelques sorte, elles paramètrent leur GPS. Une fois la ruche localisée, c'est parti pour la récolte de nectar ou de pollen suivant la demande de la ruche. Plus les voyages seront longs, et plus vite l'abeille va s'user et mourir prématurément. En moyenne une butineuse a une espérance de vie de 5 à 6 jours ce qui représente un petit mois de vie et de travail. Si la météo est mauvaise durant quelques jours, les abeilles s'affaireront dans le ruche à déplacer le miel pour réorganiser le stock, et puisque moins fatiguées par ce travail intérieur, les abeilles pourront butiner quelques jours de plus avant de mourir d'épuisement. En moyenne, une abeille fera tout de même entre 600 et 800 Km dans sa courte vie.

 

Les faux-bourdons, issus d'un œuf non fécondé, ils n'ont qu'un rôle de fécondation des reines. Mais ce ne sont que les plus forts, puissants, déterminés qui y parviendront. Une fois l'insémination effectuée, le faux-bourdon meurt.

Ils se réunissent en vol pour créer une congrégation de mâles. Ce regroupement pourra mélanger des faux-bourdons de différentes ruches,de diverses "races" ou écotype ce qui amènera la reine à être fécondée par plus d'une dizaine de mâles fort différents ,d'où la naissance d'abeilles "demie-sœurs"  nées de pères différents,  de couleurs et de caractère parfois bien différents !

A la naissance, les mâles sont nourris par les nourricières puis se servent directement dans les cellules de miel. Un mâle aura souvent accès à n’importe quelle ruche si la nourriture y est en quantité suffisante pour l’accueillir. Par contre, ils seront rejetés vers le mois d'août / septembre puisque il n'y aura plus de reine à féconder et les abeilles ne gardent pas de bouches à nourrir inutilement. Ils mourront de faim et de froid.

Le faux-bourdon est inoffensif puisqu'il est dépourvu de dard, donc ne peut ni piquer, ni se défendre.

Ils sont utilisés pour réaliser des films à sensation .Rien à craindre... Même pas peur ....


    

Le rucher des plaisirs

Joël GROSS - Alsace - Bas-Rhin - 67170 GEUDERTHEIM

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N° apiculteur : 67 00 6603

SIRET : 422 041 988 000 37